ALONE IN THE DARK

Réalisateur : Uwe Boll
Acteurs : Christian Slater, Tara Reid, Stephen Dorff
Sortie : Prochainement


Super archéologue, n'hésitant pas à braver le danger pour aller au bout de ses recherches, Edward Carnby revient enqueter sur la mort d'un ami au large de Shadow Island. Le comité d'accueil local semble serieusement vouloir se débarasser de lui, mais Carnby persiste et met à jour une antique civilisation dont les reliques, si elles tombent dans de mauvaises mains, pourraient bien anéantir la population terrestre. Aline Cedrac, anthropologue du musée de Boston, va aider l'aventurier dans sa quète des reliques maudites. Cependant, un bureau spécialisé dans les recherches paranormales ne semble pas vouloir laisser faire le jeune couple.








Pour Alone in the Dark, adaptation du jeu vidéo éponyme, on va faire très simple. Il n'y a que le nom d'Edward Carnby qui pourrait rapprocher les deux univers. Si le jeu vidéo était un vibrant hommage réussi à Lovecraft et son univers, le film d'Uwe Boll clot violemment le débat et ramène l'histoire à notre époque dans un contexte plus action.
J'ai donc, par soucis d'objectivité, regardé le film comme un film de monstres, un pop-corn movie, sans rapport aucun avec la licence d'Infogrames. J'avais découvert il y a quelques mois le précédent film du Doctor Uwe Boll (House of the dead), et de ce fait, j'étais tout à fait préparé psychologiquement à la chose que j'allais voir.
Si le film est globalement maladroit, ininteressant et visuellement raté. Il en reste un petit sentiment assez sympathique. Vous savez, peut être cette petite chose qui vous séduit dans les choses vraiment mauvaises, mais qui vous rappelle de bons souvenirs. Uwe Boll est généreux, son film est terriblement mauvais à de nombreux égards, mais le réalisateur n'a pas hésité une seconde dans sa démarche hallucinante, il livre un produit honnète. Un film d'action bourré de monstres numériques hideux, de scènes d'actions mal filmées et rigolotes, d'acteurs aux rôles caricaturaux et aux dialogues d'une platitude spatiale, un ratage sur toute la ligne, mais tellement égal à lui même que le tout offre un spectacle quasi comique presque irrésistible.
L'ambiance du film est dégonflée quelques minutes après le générique d'intro par les musculeux GIs surarmés qui débarquent dans les décors pourtant jolis du musée de Boston. A partir de ce moment, le film devient une suite de scènes d'actions mal tournées (et on se plaint de Pïtof hein...), de zombies affamés, de monstres CG hurlants et de gros malabars qui mitraillent à tout bout de champs. Mention spéciale à cette scène hallucinante, mélangeant habilement les meilleurs moments de Kojak, Sacré soirée et Fort Boyard, où les héros doivent se sortir des griffes d'un monstre planqué sous un tas de sable. Hallucinant je vous dis...
Résultat des courses, Alone in the Dark n'est pas le plus mauvais film de l'histoire comme beaucoup ont voulu le clamer, mais autant avoir les pieds sur Terre, payer plus d'1 € pour voir ça, ce serait presque faire de l'humanitaire. Toutefois, je ne serais que trop vous conseiller cet OFNI pour toutes soirées arrosées entre potes, un peu comme ce fut le cas de 'House of the dead' en son temps.


AUTEUR : NANO