BUSHINSABA

Réalisateur : Ahn Byung-Ki
Acteurs : Kim Kyu-ri, Lee Se-eun, Lee Yoo-ri
Sortie : Pas de date à ce jour (séance lors du festival de Gerardmer 2005)


Parce qu'elle sont martyrisées par leurs collegues de classes, trois jeunes lycéennes se réunissent un soir pour invoquer l'esprit qui pourra les venger. Le fantôme d'une étudiante morte trente ans plus tot viendra bientôt hanter et tuer les ennemis des trois lycéennes. Dépassées par les evenements, ces dernières sont l'objet de représailles de la part du village tout entier. Les habitants se mobilisent et tentent de trouver une solution pour se débarrasser de ces sorcières en herbes qui ont jetée le mauvais sort sur eux.






Le ressenti après visionnage de Bushinbasa est clair. Le film de fantôme asiatique, le Kaidan Eiga, est en train de payer le prix d'avoir trop tiré sur la corde depuis la sortie du chef d'oeuvre d'Hideo Nakata, Ring. Le genre s'essoufle aussi vite qu'il a envahi nos video clubs. Tous les clichés inhérents à cette nouvelle vague d'épouvante sont visibles dans le film d'Ahn Byung-ki. Ce dernier avait pourtant réussi le pari de rendre agréable et efficace la parfaite copie de Ring, Phone (qui bénéficiera d'un remake US courant 2005).
On retrouve donc avec plus ou moins de bohneurs les habituels fantômes "Sadako" (une femme aux longs cheveux noirs qui recouvre le visage), des hausses de sons intempestives destinées à faire sursauter le spectateur, des contre plans sérrés interminables permettant aux réalisateurs d'attendre le dernier moment avant de dévoiler la nature de l'horreur, etc.. Autant d'artifices qui ne permetteront pas de masquer la trop grande platitude du scénario. Jamais emporté dans l'intrigue, l'ennui pointe assez vite une fois saisie la nature de l'apparation des fantômes. Reste quelques meurtres efficaces, quelques sursauts, une ou deux surprises et une interpretation à la hauteur de Kim Kyu-ri pour sauver Bushinsaba du naufrage total.
Ahn Byung-ri s'execute une fois de plus en bon tacheron doué. Photo impeccable, mystères éculés, intrigue légére, le dosage d'un film d'exploitation pure souche sans génie. Bushinsaba est au final une décéption, et cré une réélle inquiétude quand au genre lui-même du cinéma d'horreur asiatique.

AUTEUR : NANO