ONE MISSED CALL
Réalisateur : Takashi Miike
Acteurs : Kou Shibasaki, Shinichi Tsutsumi, Kezue Fukiishi
Sortie : Pas de dates prévues (Présentation en compétition à Gerardmer 2005)
Yoko en compagnie de son amie Yumi, reçoit un curieux coup de téléphone lors d’une soirée Gokon. Un coup de téléphone bien mystérieux puisque la sonnerie lui est inconnue, qu’il provient de son propre téléphone portable, daté de 3 jours plus tard, et provenant de Yoko elle même qui reconnaît sa voix. Horrifié Yoko raccroche immédiatement et tente d’oublier rassurée par son amie Yumi. Mais malheureusement Yoko meurt dans des conditions inexplicables, 3 jours plus tard, après avoir prononcé les mêmes mots entendus lors du mystérieux coup de téléphone. Un autre étudiant succombe dans des conditions identiques. Puis viens le tour de Natsumi, meilleure amie de Yumi, elle aussi appelé par son propre téléphone lui annonçant sa mort prochaine. Yumi décide alors de réagir avec l’aide de Hiroshi, dont la sœur fut une des victimes.


Avec une telle filmographie et une telle reconnaissance, après des gros succès comme Happiness of Katakuris, les Dead or Alive, Gozu ou encore Ichi the Killer, on ne peut être qu’enthousiaste a l’idée d’aller voir un Takashi Miike. Même si l’ont sait que l’horreur n’est pas son genre, il peut être intéressant de voir comment ce réalisateur, reconnu pour son coté ironique et décalé nous présente un film sur un thème, il faut bien l’avouer, peu attirant : la malédiction par téléphone portable. On pourrait s’attendre à un basique remake de Phone, bon succès coréen de 2002, il n’en ai rien. One Missed Call est 100% Japonais et se base sur le roman de Yasushi Akimoto, le film dispose qui plus est d’un budget conséquent. Le début du film n’est pas des plus apeurant mais la réalisation propre n’en reste pas moins captivante, avec de bien jolies Japonaises en victimes innocentes. Malheureusement la suite soufre d’une légère baisse de rythme avec la mort de l’étudiant peut être trop expéditive ! Viens ensuite un petit passage à vide où Hiroshi (Shinichi Tsutsumi) et Yumi (joué par la pop star local (JPOP) Kou Shibasaki) discute et commence leur enquête d’une manière trop lente.
Mais le scénario jusque la tient la route, et la mise en place est bien ficeler pour nous amener au passage le plus intéressant du film, la vrai touche Miike. Le passage TV. Impossible de passer à coté. Comment Natsumi (Kezue Fukiishi) est détournée de son amie Yumi, pour être emmenée sur un plateau TV où le producteur d’une émission a l’idée de montrer son exorcisation en direct. Tout est très bien montré et le stresse est omniprésent tout au long de ce passage. Il fallait vraiment y penser, c’est peut être le passage le plus décalé et le plus « Miikien » du film, à traduire par une hilarante critique de la Real TV.
La suite, n’en est pas moins inintéressante. Certes cela reste très classique, avec des passages pompés sur les gros succès comme Dark Water ou Ring (manque d’imagination ?), mais la réalisation n’en reste pas moins efficace, et vous fera sursauter sans aucun doute de votre fauteuil (et c’est pas Amira Casar qui me contredira ^^). Seul gros point noir du film, … , la fin. Incompréhensible. Les personnages se mélangent, tout est suggéré via des scènes presque muettes ou avec trop peu de dialogue pour comprendre. Peut être le scénario fut bâclé sur la fin pour laisser entrevoir un One Missed Call 2 ?! En tout cas cela laisse un goût de non finit …
Au final One Missed Call est un bon petit film d’horreur asiatique, avec un bon casting, un scénario mitigé oscillant entre très bon et ennuyeux mais bénéficiant d’une réalisation irréprochable (merci Miike).
AUTEUR : SATRINCHA
Pour :
Le passage TV
Une réalisation efficace
Contre :
Une fin incompréhensible et bâclée
Certain passages trop pompés sur les classiques du genre


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