ONG-BAK

Réalisateur : Prachya Pinkaew
Acteurs : Tony Jaa, Petchthai Wongkamlao, Punwaree Yodkamol, Rungrawee Borrijindakul
Sortie : 07 Avril 2004


La Thailande, comme l'Asie tout entière est de moins en moins discrète en ce qui concerne son cinéma. Peu de films parviennent jusqu'à nos frontières, Ong-Bak quant à lui a créé la surprise lors de sa presentation l'année dernière aux marché du film à Cannes. Ong-Bak, c'est un retour aux sources du film d'arts martiaux. Un veritable coup de poing musclé aux profiteurs de la mouvance Jet-Li et sa profusion de câbles et d'effets spéciaux. Ici pas de fioritures, Tony Jaa, le héros et nouvelle star thailandaise du kung-fu, réalise toutes ses cascades sans artifices, à la manière d'un Bruce Lee ou des heures de gloire des meilleurs Jackie Chan.





Un jeune paysan naïf est envoyé par son village pour aller resuperer une statuette volée par un chef de gang. Arrivé dans la grande ville, la discution fait place rapidement aux combats.
Le scénario d'Ong-Bak n'est vraiment pas son point fort. Tout le film tient sur les epaules de son acteur principal.
Passé une première partie poussive, mais interessante de part la peinture sociale qu'elle fait de la Thailande actuelle, on a droit au premier coup de poing. Et là, le spectateur peut s'accrocher à son siege. Il va avoir droit à une heure et demi de ce qui se fait de meilleurs dans les arts martiaux. Le plus frappant dans tout ça c'est l'impression que les coups sont rééllement portés. Mieux qu'un match de catch. Le film a d'ailleurs longtemps porté une réputation sulfureuse comme quoi certains acteurs y aurait laissé leurs peaux.
Toujours est-il que le spectacle proposé ici est de toute beauté. Techniquement parlant, Ong-Bak ne brille pas par la réalisation austère de Pinkaew, mais le réalisateur a tout à fait compris que la caméra devait laisser place au jeune prodige qu'est Tony Jaa.
Bon, autant être clair, Ong-Bak ne vaut que pour ses combats. Si vous êtes allergiques aux arts-martiaux, le visionnage risque d'être difficile. Si, par contre, vous êtes amateurs, alors vous en prendrez plein les mirettes et oublierais en deux temps trois mouvements Jet Li et ses consors, qui, s'il sont des athletes confirmés, ne rivalisent pas avec le prodige thailandais.




POUR
Une réalisation à la mesure
Des combats qu'on a pas vu depuis Bruce Lee
Tony Jaa, un athlète complet
CONTRE
Un scénario qui tient sur un post-it
Les remaniements de la musique pour la version française


AUTEUR : Nano

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