RESIDENT EVIL : APOCALYPSE

Réalisateur : Alexander Witt
Acteurs : Milla Jovovich, Sienna Guillory, Oded Fehr
Sortie : 06 Octobre 2004


"Residennnnnntttttttt Evillllllllllllllllllllll" !!
Deux mots qui ne laissent pas insensibles la plupart des joueurs de la planète. Une belle franchise qui accueille le 4ème Opus sur Game Cube sous peu. En ce qui concerne cette seconde adaptation filmique exit le sympatoche Paul Anderson (capable du meilleur avec "Event Horizon" et du pire avec "Aliens Vs Predator"). C'est au tour d'Alexandre Witt de tâter du pad...heu de la caméra ^__^. Le scénario est tout de même de Paul Anderson mais on sent que la réalisation est de Witt. Pour tous les retardataires, cette suite directe du premier opus poursuit l'aventure d'Alice, une survivante de "La Ruche" du premier film. La demoiselle compte bien poursuivre ses investigations sur le virus mortel d'Umbrella. Mais il y a un problème, la ville de Raccoon City est infestée par le fameux T-Virus et une armée de zombis s'apprêtent à lui mener la vie dure. Les premières images de "RE Apocalypse" laissent présager un film moins clinique que le premier, une bonne dose d'action et très peu de temps mort. Après un film de zombis ambiance Hopital, voici un film de zombis urbain. Très B Movie dans sa progression scénaristique ou tout simplement dans l'étude de ses personnages, "RE2" n'oublie jamais les fans de la première heure. Ainsi de nombreux clins d'oeils sont placés judicieusement. Un plan d'un des jeux arrive ou alors une punchline tout droit sortie d'un épisode ne laisse pas le gamer insensible : "This wayyy !". Ne vous attendez pas un film de trouille ni à une sublime adaptation du jeu mais à une sympathique série B qui enchaîne les scènes de bravoures. Tout juste le temps d'apprécier l'arrivée de Jill Valentine et les membres des S.T.A.R.S et nous voilà dans le vif du sujet.






"STARRRRRRSSSSSSSSSSSSS !!!!!!!!"
Bon question réalisation, pas de quoi sauter au plafond, niveau montage il y a ces effets stroboscopiques lors d'attaques de zombis qui agacent l'amateur de fluidité. Puis pourquoi ce découpage bordélique des combats d'Alice ? C'est bien dommage car cette dernière sait utiliser ses poings et ses pieds. Le choix des décors, à défaut d'être originaux, est astucieux. Eglise abandonnée, ruelle ou avenue remplie de bagnolles cabossées et en feu, école, hopital etc etc. Voilà ce qui marque dans le film ce sont les ellipses temporelles, ainsi, comme le jeu, on suit les personnages qui passent d'un endroit à un autre en bastonnant des zombis, la carte est visible en 3D et c'est impossible de se perdre. Pas la peine de mettre le jeu....heu le film en "pause" pour se diriger. Beaucoup d'action donc mais surtout une évolution d'ennemis dans les séquences. A la manière du jeu on commence par trucider des zombis puis on passe aux Lickers (mieux modelisés dans cette suite) et l'ami des enfants j'ai nommé le gros balour : Nemesis ! Entre temps on rencontrera les gentils toutous qui adorent vous bouffer la jambe.

"Un jeu vidéo filmé"
Le Némésis a de la gueule j'avoue, il est aidé car le monsieur est filmé de nuit. Il adore utiliser des armes de destruction massive, et détruire un mur est son passe temps favori. Bizarement il est un peu oublié lors de l'épilogue et son combat final ne vous laissera pas un souvenir impérissable. Beaucoup d'action mais tellement brouillon, c'est bien dommage. Alice devient Super Alice, c'est THE bonne idée du film, bien plus que le Némésis. Super Alice fait des sauts de géants, perçoit les gens mordus, flingue un zombi sans le regarder et se prend même pour Wesley Snipes dans ses chorégraphies. Une vraie machine à tuer, aussi puissante que le Némésis mais surtout bien plus intelligente. Les personnages secondaires ont ma foi un rôle sympathique. Il y a suffisament de personnages pour créer des situations cocaces. Certains se font chopper bêtement, d'autres assurent jusqu'à la fin. Le gros plus de ce B movie ce sont les scènes d'actions visibles dans les scènes cinématiques des jeux. Vers la fin par exemple vous retrouverez à l'identique l'intro de "Resident Evil : Code Veronica". Il y a aussi le début où l'on voit les gens contre les barrières, c'est digne d'un des passages de "Resident Evil : Outbreak".

Et pour conclure tout ca, la fin de ce film, une fin ouverte sympathique. De ce fait l'épilogue intervient dans le film et n'est pas coupé à la barbare (souvenez-vous du premier opus lol). Ca laisse présager un troisième opus interessant qui va au delà des idées du jeu... Alors oui c'est vrai par rapport à l'ambiance d'un "Biohazard Rebirth" sur Gamecube ou tout simplement les superbes scènes d'actions des autres jeux les fans pourront faire la gueule. Pas assez de sang, pas assez fou pas de "grosse" scène de fin. Par-contre on gagne un B-Movie non avare d'action, des punchlines qui tiennent la route et une Super Alice qui ne laisse pas indifférent. Un film sympathique, bien plus fun que le premier. A réserver à tous ceux qui aiment les films d'actions simples et efficaces.

POUR
On s'ennuie pas
Ca parle pas pour ne rien dire
Super Alice
Némésis quand il dit "STARSSSSSSSSSSSSSSSS"

MOINS
C'est brouillon l'action, on peut pas mettre pause.
Les jeux restent bien meilleurs
Le combat final avec Némésis


AUTEUR : A-LEX

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CONTRE CRITIQUE


Vouloir à tout prix critiquer le cinéma populaire, d'exploitation, ou le buddy-movie, comme un cinéma d'auteur intellectuel semble être devenu l'apanage des grands noms de la presse française. Ainsi n'importe quel produit décérébré se retrouve généralement lacéré et ridiculisé pour sa simplicité et la légéreté de son propos. "Zombie" de G.Romero mis à part, jamais le film d'action, ou le film de monstre, dans notre cas, n'a eu pour vocation d'élaborer une réfléxion concréte sur la société, et n'a jamais prétendu avoir une quelconque obligation de réalisme. Ainsi, pour ne citer que les plus récents, des films comme "Van Helsing" ou "Dawn of the dead" se sont vus affublés par la télévision et la presse d'une étiquette ringarde de film résérvé à l'élite des primates cinéphiles. Cette catastrophique réputation est partiellement la cause de certains produits donnés en patûre au grand public à grand renfort de pub et de hype comme c'est justement le cas avec Resident Evil Apocalypse.
Cette année, aucun visionnage ne me paru plus pénible. Une heure trente de désillusion et de fatalisme à l'écran. Une heure trente de non savoir faire de la part d'un Alexander Witt qui pourtant fut un excellent second chef d'équipe (Black Hawk Down, Gladiator, Pirates des Caraibes). La nullité absolue du scénario aurait pu être la raison d'un tel massacre... mais ce n'est en fait que la première pierre d'une pyramide de défauts qui dépassent largement les plus hauts buildings de New York. Filmé avec un débile ralenti/découpage complétement inutile, aucune scène d'action n'est lisible (pire que "La mort dans la peau", c'est peu dire). Une interpretation qui frise l'amateurisme (Milla vachement motivée sur ce coup) ou qui simplement nous renvoit directement au talent d'un enfant de maternelle (le type qui joue Oliveira, un membre des Stars). Pas grand chose à quoi se raccocher dans cet infame objet filmé, si ce n'est de bonnes poilades devant les scènes "tendues" du film (l'entrée de Jill Valentine dans le comissariat vaut le détour). Pour parfaire le tout, un black raconteur de blagues bidons et un méchant débile et mal fait ont fini de me faire regretter les euros de ma place de ciné et même ce qu'aurait pu être Resident Evil 2 dans des mains compétentes. Paul Anderson (qui signe le scénario) m'avait bluffé sur Event Horizon et Resident Evil. Avec Alien versus Predator et cette daube, on ne m'y reprendra plus.



AUTEUR : NANO