LA COMPETITION DES COURTS METRAGES
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La compétition des courts métrages de l'étrange festival a réuni principalement une bande de passionné et de connaisseurs au forum des images (forum des Halles, Paris). Une fois la soirée lancée, cinq heures de courts portant sur des sujets aussi éparses qu'intéressants vont se succéder dans l'auditorium du forum des halles. La soirée est divisée en trois parties; le cinéma d'animation, le cinéma expérimental, et le cinéma "live".
LE CINEMA D'ANIMATION
Peu de surprises de tailles coté cinéma d'animation pour cette édition. Bill Plympton (Guard Dog) cartonne avec ses personnages aussi débiles qu'amusants. La révolution des crabes, sublime petit bijou en flash, est toujours au top de la narration et de l'observation. Une amusante récréation avec Monsieur Ferraille "Oh boy what nive legs", mêlant joliment 2D et 3D et rendant directement hommage à Popeye. Plasticat, la plus jolie réalisation des courts métrages, est un must see pour les amateurs de 3D, c'est beau et l'histoire est originale et amusante. Enfin, Dahucapra Rapidahu (Supinfocom) aura le mérite d'avoir été le favori du public, grâce à son humour et sa réalisation ambitieuse mêlant 3D et prise de vues réelles. Pour le reste de la sélection, quelques ovnis bizarroïdes plus en phases avec le festival, mais pas forcément réussis.. Long ennuyeux et parfois mal réalisé. La sélection des courts se terminaient en demi teinte.
LE CINEMA EXPERIMENTAL
Plus risqué et plus difficile d'accès, le cinéma expérimental a son public. Malgré tout, la réception vis à vis des spectateurs de l'Etrange Festival fut très approximative aux vues des nombreuses personnes qui désertaient la salle, et/ou bâillements des plus courageux. Il faut dire les différentes visions kaléidoscopiques qui se succédaient sur le grand écran de l'auditorium avaient tout pour laisser dubitatif le spectateur non averti. La sélection faisait preuve d'originalité, avec au programme, un ballet de méduses (Quallen), des fractales 3D (Gestalt), des collages à l'eau de javel (Particle acceleration), des chutes de films montées anarchiquement (Dissolution 1) etc.. Relevant un petit peu le niveau, "Light is calling" de Bill Morisson, reprise de vieux fragments de films anciens, était une expérience superbe. Musique et image se mêle dans une danse qui porte le spectateur dans la beauté de ce voyage dans le temps. Impressionnant !
LE CINEMA "LIVE"
Autant les deux premières parties de la compétition furent peu engageantes, autant le festival se rattrape avec sa partie live qui fut une véritable pluie de bonnes surprises. Commençant avec le génial et décalé Sissy Boy Slap Party ou une bande d'éphèbes qui ne résistent pas à se foutre des baffes dans la gueule. Excellent ! Rare Exports Inc embraye avec l'humour décalé d'une bande de chasseurs professionnels de père Noël !! Croustillant à souhait et impeccablement filmé. LAS SUPERAMIGAS CONTRA EL PROFESOR VINILO de Domingo González est un brillant Sentaï où trois jeunes filles sexy se battent contre un immonde et cruel DJ mégalo qui souhaite dominer le monde en faisant écouter sa musique. Décalé, corrosif et sexy, l'un des meilleurs courts de la compétition, tout simplement. Embryo, malgré ses effets spéciaux réussis et sa réalisation efficace ne parvient pas forcément au bout de ses ambitions. Wrecker et Seventy two faced liar sont dans leurs genres deux petits bijoux immanquables qui clôtureront la soirée.
Quand l'Etrange Festival se laisse aller dans l'humour décalé, ça donne une soirée magique avec quelques moments forts en étincelles et en fous rires !
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